Justine Lançon

Justine Lançon

Creative Director

4 questions à Justine Lançon, Creative Director @ Mejuri

1/ Mejuri, c'est de la bijouterie fine uniquement vendue en ligne. Comment t'est venue cette idée ? 

J'ai fait l'école des Arts Décoratifs, puis du brand design pour des marques françaises et internationales. Je suis une éclectique, c'est dans la nature de mon métier. En arrivant au Canada, j'ai rencontré Noura Sakkijha qui venait de fonder Mejuri. L'idée était de créer une marque qui change les comportements d'achat et de laisser aux femmes la possibilité de s'offrir elles-mêmes leur bijou plutôt que d'attendre qu'on le leur offre. Un peu le même type d'achat que l'on fait pour un sac ou une paire de chaussures... Noura m'a proposé de me lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat en prenant la direction de la création de son entreprise. J'ai tout de suite accepté de relever ce magnifique challenge !

 

2/ Mejuri est née comme une marque 100% digitale. Mais lorsque l'on achète un bijou, n'a t-on pas envie de l'essayer ?  

Si, justement ! C'est pourquoi nous avons fait de l'expansion offline notre focus en créant des showrooms pour pouvoir essayer les bijoux et vivre l'expérience de la marque. Aucun bijou n'est fermé sous verre, ils sont accessibles pour les essayer avec nos stylistes, on les commande dans le magasin et on les reçoit un ou deux jours plus tard à la maison. Ainsi, nous n'avons aucun stock dans nos magasins, nous pouvons donc décliner le concept un peu partout dans le monde, sous forme de showrooms permanents ou "pop-up" stores.   

 

3/ Quelle est la croissance de Mejuri ? 

Nous avons levé plusieurs fois des fonds pour accompagner rapidement notre croissance à l'international. En 2019, nous avons levé 23 millions USD. Chaque année, nous multiplions notre croissance par 4 et sommes passés de 15 employés à bientôt 150 en quelques mois. Une vraie crise de croissance !

 

4/ Cela doit être pas mal de pression à gérer. Comment fais-tu pour décompresser ? 

Quand les choses deviennent trop stressantes, je prends du recul. Accepter les difficultés, c'est déjà faire un premier pas pour les dépasser. Je vais de l'avant plutôt que de me retirer dans la peur. Et quand je n'y arrive pas, j'allume la radio et j'écoute les émissions de France Inter. Une petite piqûre de la France, mon pays d'origine, et ça repart ! 

 

 

Marion Kressmann

 

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