Ariane Zagury
Photo de Nicolas Brusson

Ariane Zagury

CEO

ARIANE ZAGURY: CEO DE RUE MADAME A HONG KONG

Rue Madame est une marque de retail opérant sur deux branches : les mono brands et le concept store.

Ton business en 2 phrases ?

Du retail.

On a des opérations à Hong Kong, Macao et Singapour. On opère sur deux branches d’activités principales :

- L’ouverture de mono brands - des marques européennes ou internationales pas encore implantées en Asie
- Le concept store, sous la marque Rue Madame qui regroupe une cinquantaine de marques, essentiellement françaises

J’ai créé l’enseigne Rue Madame en 2010. Nous avons aujourd’hui 3 magasins et un site internet. Et nous développons de plus en plus le business des mono brands.  Nous opérons actuellement une quinzaine de points de vente.

D'où t'est venue l'idée ?

Je suis arrivée à Hong Kong il y a 8 ans et à l’époque il y avait beaucoup de boutiques de luxe et de « high street » (magasin grand public) mais pas de boutiques « affordable luxury ».

Mon objectif était donc de vendre des marques correspondant à ce segment, tels que Sandro, Mage, American Vintage, ba&sh et autres marques pour une clientèle locale.

Ton dernier gros projet ou challenge ?

La Chine. On commence à vouloir s’implanter sur ce marché très sérieusement. 

En ce moment l’Asie subit une crise économique dans le retail. A Honk Kong, les chiffres ont baissé de 10% entre janvier et juillet 2016. Les marques de luxe quant à elles, connaissent des baisses de 15 à 20%.

Chez Rue Madame, nous avons été relativement prudent par rapport à notre déploiement l’année dernière afin de construire une marque stable et forte. Aujourd’hui nous sommes en croissance en comparable et nous sommes assez solide pour accélérer nos implantations et je pense qu’en terme de retail il y a encore de belles opportunités.

Un(e) business man/woman que tu admires ? Et pourquoi.

Je dirais l’équipe de Phase Eight – une marque anglaise mono brand avec qui je travaille. J’admire beaucoup leur intégrité dans le travail et leur clairvoyance. C’est une équipe de confiance et sans ego. En effet, je trouve que malheureusement il y a beaucoup de problèmes dans le travail liés aux egos des uns et des autres, et les projets peuvent en pâtir.

Ta plus grande réussite ?

Savoir traverser les échecs. A mon sens, les entrepreneurs qui réussissent sont ceux qui arrivent à gérer les situations difficiles et arrivent à s’en sortir.

Par exemple, il y a deux ans, je sentais que le marché était en train de se dégrader, j’ai fait en sorte d’anticiper cette crise. Cela s’est traduit par une présence locale à Hong Kong sans vouloir tout de suite voir grand et attaquer des marchés voisins. J’ai attendu que les négociations soient meilleures pour devenir plus agressif et grossir vite.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose ?

J’en ai connu plein, pour moi c’est existentiel. Essayer d’atteindre la perfection dans son travail est impossible.

Je commets des erreurs régulièrement et j’espère que mes employés se sentent libre de parler des leurs. Cela permet d’essayer de nouvelles choses, de recommencer, d’être en désaccord et cela fait avancer l’entreprise.

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders ?

Quand on fait du business, je pense qu’il est important d’aligner les intérêts entre son entreprise et ses partenaires.

Ça rend le travail moins complexe et cela aide à la construction d’une relation sur le long terme  et de confiance.  

 

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