Gilles Langourieux
Photo de Nicolas Brusson

Gilles Langourieux

CEO

Gilles Langourieux : CEO Virtuos

Virtuos, l'un des plus gros développeurs de jeux vidéo au monde

Ton business en 2 phrases?

Virtuos est un des plus gros développeurs de jeux vidéo au monde.

Nous accompagnons nos clients sur deux types de production : l’asset graphique et le jeux vidéo complet.

D'où t'est venue l'idée?

J’ai travaillé 10 ans pour l’entreprise Ubisoft. Sa croissance était marquée par des investissements forts notamment dans le développement de gros studios à l’étranger. En 1997, j’ai monté leurs premiers studios en Chine ; nous étions les 1ers étrangers à investir dans le jeu vidéo et je me suis rendu compte qu’on avait accès à une multitude de talents excellents. 

J’ai donc décidé de créer Virtuos fin 2004 à Shanghai, qui est devenu depuis le plus grand spécialiste en outsourcing du secteur. Aujourd’hui nous avons plus de 1000 employés – dont 80% en Chine.

Ton dernier gros projet ou challenge?

Nous avons travaillé sur 6 des 10 meilleures ventes de jeux vidéo en 2016. Mais le gros projet qui a le plus impacté notre réputation a été la production d’assets graphiques pour le dernier film Star Wars. Ce dont nous sommes très fiers en tant que société française basée en Chine.

Et nous sommes actuellement en train de travailler sur une expérience de réalité virtuelle particulièrement spectaculaire pour un de nos clients. Le lancement est prévu pour mars et nous attendons un gros succès suite à l’annonce.

Un(e) business man/woman que tu admires? Et pourquoi.

Je ne vais pas citer les classiques mais plutôt les personnes que j’ai rencontrées lors de mes études.

Dans le cadre du programme HEC Entrepreneurs mené par Robert Papin, j’ai pu suivre une formation non académique basée sur des projets réels, encadrés par des chefs d’entreprises, tels que Alain Dominique Perrin, président de Cartier ou encore Philippe Foriel-Destezet, Président d’Adecco. Ce que j’ai retenu, ce sont des valeurs traditionnelles : se lever tôt, travailler dur, être à l’écoute des besoins des clients et des équipes et surtout la nécessité de suivre le cash de très près.

Ta plus grande réussite?

Avoir fait de Virtuos un leader mondial sur sa niche. Notre société est reconnue par nos pairs et nos clients comme étant la référence du secteur. C’est une réelle reconnaissance.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose?

Notre métier repose sur des talents humains : des artistes, des ingénieurs. D’un projet à l’autre les personnes sont motivées de manière différente.

D’un autre côté, nous devons répondre à notre promesse de qualité auprès de nos clients. Si nous ne tenons pas cette promesse, la réputation de Virtuos est en jeu.

Ce que j’en ai tiré c’est qu’il faut constamment prendre en considération les motivations de chaque employé. Et aussi être capable de remettre en cause la manière dont on les organise et on les motive, en écoutant et en donnant aux équipes.

Si tu devais donner un conseil aux autres French Founders?

Plutôt qu’un conseil, j’ai un credo qui est : ne pas avoir peur de viser plus haut que ce qu’on pense pouvoir atteindre aujourd’hui. Dépasser ses limites, se remettre en question. Ce sont des difficultés auxquelles je suis confronté tous les jours et que j’essaye de surmonter.

 

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