Joelle Grunberg
Photo de Nicolas Brusson

Joelle Grunberg

President and CEO Lacoste North & Central America

JOELLE GRUNBERG : PRESIDENT & CEO LACOSTE NORTH AMERICA

La zone North America est la plus importante à l’international : 15% du chiffre d’affaires du groupe ($300 millions), un réseau de 100 magasins aux Etats-Unis et 1000 points de distribution.

Ton business en 2 phrases ?

Lacoste est une marque française créée dans les années 30 et qui s’est implantée aux Etats Unis dans les années 50.

Bernard Lacoste, le fils du fondateur était chargé du développement de la marque et travaillait avec le fabriquant américain IZOD. Dans les années 90 il rachète IZOD, qui devient une filiale de Lacoste en propre.

Aujourd’hui, la zone North America est la plus importante à l’international. Elle représente 15% du chiffre d’affaires du groupe ($300 millions). Nous avons un réseau de 100 magasins aux Etats-Unis et 1000 points de distribution de la marque en multimarques et department stores.

Comment es-tu arrivée à la tête de Lacoste North America ?

Je suis arrivée à New York il y a un an et demi. Avant j’ai occupé le poste de CEO France du groupe pendant deux ans.

Le secteur de la mode aux Etats-Unis est en crise actuellement, mon objectif est de continuer à développer la filiale et de donner une nouvelle impulsion à la marque.

Ton dernier gros projet ou challenge ?

Donner un nouveau souffle à la marque.

La marque Lacoste a un très fort ADN sportif - fondée par René Lacoste, champion de tennis et marié à Simone Thion de La Chaume, championne de golf.

Nous nous re-positionnons donc de manière plus forte sur le secteur de la mode sport et élégance, qui est un marché en forte croissance comparé à celui du fashion en général. Pour cela, nous travaillons principalement sur la stratégie de communication et marketing.

Un(e) business man/woman que tu admires ? Et pourquoi.

J’ai un parcours assez atypique. Au début de ma carrière j’ai travaillé en audit et conseil en stratégie. J’ai ensuite travaillé dans le retail pour la marque d’horlogerie Louis Pion pendant 7 ans.

Je n’avais pas d’expérience en retail et c’est grâce à Jean-Claude Lambert, le fondateur de la marque que j’ai énormément appris. C’est une personne qui m’a beaucoup inspiré avec une expérience très riche et un recul qui me permettent de m’aider sur certaines de mes problématiques stratégiques encore aujourd’hui.

Ta plus grande réussite ?

Je crois beaucoup au travail en équipe et pour moi les réussites ne sont pas individuelles.

Au cours de ma carrière j’ai contribué à des situations de transformation fortes au sein de diverses entreprises. Jamais je n’aurai réussi sans la dynamique et la cohésion de mes équipes.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose ?

Mes échecs sont surtout liés à la difficulté d’appréhender les compétences des personnes que je recrute pour porter un projet. Au delà des compétences de la personne, la dynamique personnelle et l’esprit d’équipe sont des qualités indéniables.

Il est m’est arrivé de me tromper dans mes choix, ce qui a entraîné une perte de temps dans la mise en place du projet.

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders ?

Être toujours en éveil, à l’écoute et développer des compétences intellectuelles en permanence, que ce soit dans son secteur ou dans d’autres.

Echanger sur ses difficultés ou sur ces succès apportent une réelle richesse dans ses choix et permettent de voir les choses de manières différentes, au delà de son périmètre d’action. 

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