Julie Picot
Photo de Nicolas Brusson

Julie Picot

Director of Jewelry

Julie Picot: Co-founder et Partner d'Orsay Consulting Luxury Retail

Orsay Consulting accompagne les entreprises dans leur transformation digitale et dans l’amélioration de leur performance opérationnelle.

Ton business en 2 phrases ?

Orsay Consulting a vu le jour à Dubai en 2014. Notre rôle est d’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale et dans l’amélioration de leur performance opérationnelle.

Depuis début 2016, nous sommes implantés aux USA à NY, Miami et Palo Alto. Nous accompagnons nos clients sur 3 métiers :  

- La mise en place des opérations e-commerce et digitales (IT, data analytics, supply chain et customer service)
- La performance opérationnelle (amélioration de l’efficacité, réduction des couts et optimisation du capital)
- Le business développement et le luxury retail

D'où t'est venue l'idée ?

Après 12 ans d’expérience dans le luxe, le retail et le marketing chez LVMH puis Baccarat, je rejoins après une formation à l’INSEAD le groupe Richemont fin 2013 et je prends la Direction du Retail pour la Maison Piaget au Moyen-Orient, basée à Dubai.

Mon mari, également diplômé de l’INSEAD et d’HEC, soutient à 100% cet accélérateur dans ma carrière et il décide de créer Orsay Consulting, fort d’une carrière chez GE à l’international et dans des startups, notamment Sensee dont le CEO est Marc Simoncini.

Cette création d’entreprise vient d’un constat identifié au cours de nos expériences : les grands groupes mais aussi les startups manquent de ressources qualifiées et immédiatement opérationnelles sur des projets pointus tels que lancement d’un site d’e-commerce ou implantation d’un programme de CRM pour les clients VIP. Les modèles évoluent et les entreprises font de plus en plus appel à des compétences externes le temps d’un projet. Dubai est un pays en plein boom économique, les entreprises ont beaucoup de projets innovants. Orsay Consulting s’est vite développé.

Mon mari étant de plus en plus sollicité par ses clients américains, c’était à mon tour de soutenir ses projets et j’ai donc décidé de quitter mon poste chez Piaget début 2016 pour devenir co-fondatrice d’Orsay Consulting aux Etats-Unis. Grace à mon expérience et carnet d’adresse acquis au fil des années, je dirige aujourd’hui la branche luxe et retail d’Orsay et supervise également la création de programmes VIP avec un focus sur les clientèles chinoises et moyen orientales.

Ton dernier gros projet ou challenge ?

Le lancement d’un « VIP programme » destiné à la clientèle de touristes et d’investisseurs chinois dans l’industrie du luxe aussi bien en luxury retail, hôtellerie, immobilier de luxe ou encore design et yachting.

De plus en plus de VVIP chinois viennent aux USA au détriment de l’Europe, fait expliqué par les derniers évènements survenus (insécurité, Brexit). De leur côté les USA souffre de la baisse des transactions russes et sud-américaines et les équipes ne sont pas toutes sensibilisées à la culture chinoise pour conclure des ventes exceptionnelles. Il devient urgent pour les marques de luxe de pouvoir assurer leur croissance avec des nouveaux acteurs. Le but du projet VIP est d’accélérer les ventes des produits d’exceptions aux USA en activant une stratégie de marketing digitale, évènementielle et de retail training pour les équipes.

Un(e) business man/woman que tu admires ? Et pourquoi.

Marianne Romestain la présidente de Lancel. Elle a commencé chez Cartier au marketing et a évolué très rapidement. Elle a ensuite pris la Direction de Comptoir des Cotonniers France puis de Gérard Darel avant de revenir dans le giron de Richemont en tant que CEO de Lancel.

C’est une femme que j’admire car elle a réussi à mener de front sa carrière à haut niveau et sa vie de famille (elle a 3 enfants). Elle a pris des risques, elle n’a pas hésité à sortir de sa zone de confort et assumer ses choix sans jamais tomber dans la compétition avec son époux qui évolue dans la même industrie.

Ta plus grande réussite ?

A Dubai lorsque j’étais Directrice du Retail pour Piaget. J’avais recruté et formé une équipe de 25 personnes pour nos 3 boutiques qu’il fallait maintenant manager et qui comprenait 10 nationalités différentes. En termes de communication, de différences interculturelles et parfois même de barrière de la langue cela a été un vrai défi.

Je suis fière d’avoir réussi à souder cette équipe multiculturelle et retenir les meilleurs dans un environnement très compétitif en sachant trouver les mots justes et les actions ciblées qui faisaient sens pour chacun.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose ?

Le plus difficile aujourd’hui c’est la conduite du changement. Réussir à « imposer » ses idées et son côté entrepreneur a des équipes qui peuvent être dans la routine.

De par mes expériences ce que j’ai compris c’est qu’il faut toujours insister sur la communication au sein des équipes : « la répétition fixe la notion ». S’il y a manque de communication, il y aura un manque de motivation et donc d’adhésion, le projet pourrait être compromis.

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders ?

Je suis une fervente défenseur du réseau. Il est essentiel de promouvoir sa force. C’est un soutien indispensable aussi bien dans les moments de carrière heureux que dans ceux plus difficiles. Lors des rencontres, il ne faut pas avoir peur de partager son expérience, bonne ou mauvaise. Il est essentiel de prendre du temps pour donner au réseau, ne pas juste en « bénéficier » cela fait la clef d’un bon networking !

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