Julien Chiavassa
Photo de Nicolas Brusson

Julien Chiavassa

Global Digital, E-commerce & Communication Director

Julien Chivassa : Directeur APAC Digital et eCommerce Clarins

Clarins, un développement en Asie

Ton business en 2 phrases?

Après 6 ans en tant qu’entrepreneur en Chine, je travaille depuis 5 ans maintenant au sein du groupe Clarins qui est un groupe familial de cosmétique premium né en France en 1954.

Le groupe fait partie des leaders du marché européen et s’est développé rapidement à l’international dont en Asie.

Le business s’est complexifié ces dernières années avec l’emergence de nouveaux competiteurs : Il y a une explosion de la demande des asiatiques pour des marques asiatiques, notamment coréennees et il faut donc savoir être intelligent et réinventer les modèles pour faire face à ces nouveaux acteurs.

Quel est ton rôle au sein de Clarins ?

Je suis arrivé chez Clarins en Chine en 2011 pour démarrer la digitalisation de la marque.

Fort de mon experience start-up e-commerce en Chine, j’ai commencé à mettre en place les pratiques digitales (CRM, search, display etc.), puis créé le site e-commerce chinois et enfin mit en place la vente nos produits sur la plateforme Tmall – principale plateforme e-commerce chinoise appartenant au groupe Alibaba.

Fort de ces succès, j’ai pris la direction Asie Pacifique Digital et E-commerce de Clarins.

Mon rôle est de poursuivre le développement e-commerce et digital de la marque. J’ai ouvert les sites e-commerce dans tous les pays de la zone et je suis chargé d’amener cette digitalisation dans tous les cœurs de métiers et au travers des différents canaux de communication et d’interaction client.

Ton dernier gros projet ou challenge?

Mon dernier challenge a été l’ouverture de notre hub e-commerce en Asie du sud, synchronisant le demarrage de 3 sites e-commerce en moins de 6 mois.

De manière plus générale, l’idée pour nous est de construire une organisation cross chanel avec deux motivations. La première c’est d’être capable d’offrir l’expérience de marque sur l’ensemble des canaux et assurer les ponts entre ces differents canaux (ce sont les fameux exemples de modele comme le « Click and Collect », etc…). La deuxième vient plus d’un constat : une entreprise ne développe pas une stratégie digitale 360 si elle n’a pas de site e-commerce. A partir du moment où les pratiques e-commerce démarrent, c’est un cercle vertueux de prise de conscience autour de la digitalisation qui s’établi et qui amène l’ensemble des departements à réaliser de manière concrète l’impact du digital dans leurs pratiques.

Un(e) business man/woman que tu admires? Et pourquoi.

Je n’ai pas de personne en tête mais plus une vision de management que j’admire.

Celle d’être capable pour un manager d’appréhender des problématiques complexes et de pouvoir les communiquer de manière simple à son équipe. Beaucoup de managers vulgarisent trop de sujets en passant un message trop simpliste, ce qui génère une frustration et une infantilisation des équipes.  

Ta plus grande réussite?

Mon choix de carrière.

J’ai débuté en Supply Chain chez l’Oréal et je me suis vite rendu compte que je n’allais pas m’épanouir professionnellement dans cette fonction. Je souhaitais me réorienter vers une fonction digitale et e-commerce. J’ai alors pris la décision de quitter mon poste et de lancer en 2007 une startup e-commerce à Shanghai. Cela a un peu été mon MBA à moi…me permettant d’approfondir mes compétences en e-commerce et de démarrer une nouvelle carrière.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose?

A mes débuts sur mon rôle APAC chez Clarins, mon manager avait un feedback assez dur sur mon travail. N’ayant pas l’habitude d’avoir un retour aussi dur, j’ai eu une période de doutes, en me demandant si j’étais à la hauteur pour le poste que j’occupais. Il m’a fallu du temps et beaucoup de travail pour faire mes preuves et pour gagner la confiance de mon manager.

Cette période d’adaptation m’a donné une leçon d’humilité et de recadrage sur ma manière de percevoir mon travail.

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders?

A titre personnel j’investis dans des startups et j’essaye de rester très connecté au monde entrepreneurial surtout depuis que je travaille pour une grande marque. Les differences de rythme entre les petites structures entreprenariales et les organisations plus complexes sont tres marquées et on se désynchronise vite des 1ères au contact des 2ndes.

Etre en contact avec l’environnement startup tech me permet de rester conscient de cette dynamique, de m’ouvrir l’esprit et surtout de m’inspirer dans la dynamique des projets que nous souhaitons développer dans notre environnement plus corporate. Il faut savoir allier la force d’une marque et réfléchir avec un esprit entrepreneurial pour aller plus vite et faire preuve de flexibilité.

 

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