Marylene Delbourg-Delphis
Photo de Nicolas Brusson

Marylene Delbourg-Delphis

Board Member, Strategy Consultant, Executive Coaching

Marylene Delbourg-Dephis : BOARD MEMBER, STRATEGY CONSULTANT, EXECUTIVE COACHING

Ayant été CEO pendant 30 ans, j'aime coacher des gens qui sont CEO pour la première fois et je les aide à former leur équipe, obtenir leurs premiers contrats et/ou mieux présenter leur offre.

Ton entreprise en 2 phrases ?

J'ai créé plusieurs entreprises, la première étant « 4e Dimension » dans les années 80, et en ce moment j'assiste plusieurs organisations dans leur stratégie aussi bien technologique que commerciale. L'une d'elles, par exemple, est une entreprise très établie en Europe qui veut se développer aux Etats-Unis ainsi que plusieurs startups.

Ayant été CEO pendant 30 ans, j'aime aussi coacher des gens qui sont CEO pour  la première fois et je les aide à former leur équipe, obtenir leurs premiers contrats et/ou mieux présenter leur offre.  

Ton rôle, tes responsabilités au sein de la société, comment tu en es arrivé là ?

Comme j'ai fait plusieurs sociétés, parlons de la toute première société. Après avoir fait Normale Sup et une thèse en philosophie, je me suis prise de passion pour la mode et la parfumerie et je suis devenue journaliste pour plusieurs publications comme Vogue, Le Monde, Elle et bien d'autres et j'ai écrit plusieurs livres rapidement.

Pour gérer mes recherches sur l'histoire de la parfumerie, j'ai eu besoin d'une base de données et c'est ainsi que j'ai été amenée à fonder la société qui a édité la première base de données graphique sur Macintosh, 4e Dimension. La société a d'abord été créée en France, puis en 1987, aux Etats-Unis avec Guy Kawasaki, le très célèbre évangéliste du Macintosh chez Apple.

Plus tard, je suis devenue CEO de plusieurs entreprises (Exemplary Software, Brixlogic et TalentCircles) et au cours de toutes ces années, j'ai été aussi et suis toujours un board member très opérationnel dans plusieurs sociétés et toutes sortes de domaines (search engines, social media, big data, knowledge management, business process management, cloud optimization ou la réalité virtuelle pour ne citer que quelques exemples).

Ton dernier gros projet ou challenge?

Mon gros projet le plus récent porte sur l'optimisation des conditions de travail dans l'entreprise et les méthodologies permettant de "réinventer" l'art du management des employés.

Un(e) business man/woman que tu admires? Et pourquoi.

J'admire des quantités de business men et women. Célèbres et moins célèbres. La raison en est toujours que la création d'une entreprise requiert beaucoup de courage personnel, une grande ténacité et une combinaison complexe de confiance en soi et d'humilité – et cela avec le but d'améliorer la vie des gens.

Ta plus grande réussite ?

Je ne fais pas de hiérarchies dans ce que j'ai fait. Certaines de mes initiatives ont été financièrement plus gratifiantes que d'autres, mais toutes m'ont passionnée parce qu'elles étaient toutes innovantes. En fait, ma plus grande réussite est peut-être d'être toujours prête à penser au monde de demain. 

Actuellement, je suis très impliquée dans une entreprise dont le but est de mesurer le bonheur et le bien-être des employés. C’est un concept récent où l’on donne accès aux employés à une application qui mesure leur ressenti tout au long de la journée. Les données sont ensuite agrégées pour aider l’entreprise à combiner bien-être et efficacité

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose?

L’humilité est la conscience continue qu’on doit faire toujours mieux. J’ai toujours conduit ma vie comme cela en travaillant et en continuant à apprendre. Il est coutumier de dire qu'on apprend de ses échecs. Je n'en suis pas si certaine ou plutôt je dirais que l'échec est souvent la conséquence de succès passés qu'on cherche à reproduire alors que le contexte ne s'y prête pas.

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders?

Mon premier conseil serait de ne créer une boîte que lorsqu'on a une ébauche de produit qu'on peut rapidement tester auprès de clients. Mon second conseil est sans doute le plus important : celui qui consiste à comprendre que le plus grand risque entrepreneurial n'est pas le produit ou le marché, mais l'équipe qu'on crée et la culture de société qu'on développe. Les boîtes meurent plus souvent pour des raisons internes que pour des raisons externes.

 

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