Thomas Marchand
Photo de Nicolas Brusson

Thomas Marchand

CEO

THOMAS MARCHAND : CEO & CO-FOUNDER, BIOMODEX

Biomodex conçoit des organes synthétiques imprimés en 3D pour l’entrainement des chirurgiens.

Ton business en 2 phrases ?

Biomodex est une startup française basée à Paris et à Boston. Nous concevons des organes synthétiques imprimés en 3D pour l’entrainement des chirurgiens.

Pour le réaliser, nous partons de l’imagerie médicale (scanner, IRM) grâce à laquelle nous pouvons extraire des données et reproduire en 3D l’organe du patient.

L’objectif est de limiter l’entrainement sur l’animal ou le cadavre d’un point de vue éthique et logistique.

D’où t’est venue l’idée ?

Nous sommes deux co-fondateurs.

Mon thème de master à l’ESSEC était sur les opportunités business de l’impression 3D dans la santé. Un de mes professeurs était en contact avec un étudiant de Centrale Paris qui traitait du même sujet, côté ingénierie. Il nous a mis en relation et deux semaines après, le projet Biomodex était lancé.

La société a été créée en janvier 2015, nous avons levé $3,8 millions moins de 18 mois après sa création. Nous avons aujourd’hui une équipe de 22 personnes et 27 d’ici mars 2017.

Ton dernier gros projet ou challenge ?

Notre premier produit développé : une oreille avec l’anatomie d’une oreille interne et moyenne.

Notre client est un industriel d’implants auditifs. Après plusieurs validations, toute l’équipe est convaincue du produit. Le challenge aujourd’hui est de concrétiser le deal business au niveau global.

Ce produit permettrait à 30 000 chirurgiens de s’entrainer avant l’opération. C’est un projet conséquent qui j’espère va se finaliser très prochainement.

Un(e) business man/woman que tu admires ? Et pourquoi.

Steve Jobs pour son intelligence, sa vision et sa compréhension du besoin du consommateur.  

Une autre personne que j’admire beaucoup est Bernard Charlès, le Directeur Général de Dassault System, qui nous soutient chez Biomodex.

Il a réussi à faire évoluer l’échelle de sa société par 1000 en 30 ans. Il a aussi fait partie des premières personne a travailler sur les logiciels de  conception 3D.

Nous sommes aussi les premiers à travailler sur la 3D dans le domaine de la santé, nous avons des points comparables.

Ta plus grande réussite ?

La vente de ma première société que j’ai dirigé pendant 7 ans, London Music, une plateforme de cours en ligne qui met en relation les parents d’élèves et les professeurs de musique.

Je l’ai revendue au leader du marché, Allegro Musique.

Un moment d’humilité/un échec dont tu as tiré quelque chose ?

Quand François Hollande est devenu Président de la République en 2012, il a supprimé une exonération de charges sociales. Cela a eu pour impact une augmentation des frais pour ma société de 30% et une attrition équivalente presque instantanée.

Ce dont j’en ai tiré c’est qu’en tant qu’entrepreneur il faut être prêt à s’adapter à tous types de situation, même celles qui découlent de décisions qui ne sont pas de notre ressort. Nous nous sommes donc adaptés au marché pour réduire cette attrition ce qui a demandé beaucoup de pédagogie et de dialogue avec nos clients et salariés.  

Si tu devais donner un conseil aux autres FrenchFounders ?

Trouver un mentor. Quelqu’un qu’on admire et à qui on s’identifie.

L’idée n’est pas de le copier, il faut créer son propre chemin, mais il est important d’avoir en référence une personne qui vous inspire et qui vous donnera la force pour accéder au niveau qu’elle a atteint. 

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