5 conseils pour savoir s’il faut vous associer à ce partenaire

Sur le papier, tout est aligné. Votre potentiel partenaire partage votre vision, semble motivé, parle d’objectifs communs et de synergies.
Mais en business, les mots ne valent rien sans exécution. Et ce que vous voulez vraiment savoir, c’est : est-ce qu’il va tenir ses engagements quand les deadlines approchent et que la pression monte ?
On vous a compilé 5 conseils pour tester rapidement sa crédibilité et son engagement.
1. Projetez-le dans l’action, tout de suite
Ok il a un super storytelling. Mais est-il fiable ?
Pour le savoir : arrêtez les discussions abstraites. Lancez un projet pilote. Même petit.
Proposez un POC (proof of concept) ou une mission limitée dans le temps. Pas besoin d’y mettre 100K€ ni six mois de planning.
Objectif : le voir en conditions réelles.
Ainsi, vous mesurez immédiatement :
- S’il sait prioriser ;
- S’il respecte les délais ;
- Comment il communique quand ça bloque ;
- S’il vous renvoie la balle ou prend ses responsabilités.
Le résultat est souvent plus révélateur qu’un pitch de 30 minutes.
Exemple concret : vous testez une collaboration commerciale ? Proposez-lui de co-organiser un webinar client dans les deux semaines. S’il met 5 jours à répondre à vos mails, vous avez votre réponse.
2. Formulez une feuille de route claire et observez la réaction
Tout va bien quand tout va bien. Mais quand les intérêts se frottent, vous devez pouvoir vous appuyer sur des bases claires.
Dès le départ, écrivez tout :
- Objectifs de chacun ;
- Rôles respectifs ;
- Périmètre de responsabilité ;
- Modalités de sortie.
Un partenaire crédible sait s’engager par écrit, y compris sur les points qui fâchent : effort commercial, financement, temps passé, partage de revenus, etc. Vous verrez très vite qui veut vraiment construire quelque chose, et qui fuit dès qu’on parle d’engagements précis.
Et c’est dans le process de cadrage que vous allez détecter les premiers signes de flou.
Exemple concret : S’il est évasif sur ses ressources allouées au projet, ou s’il esquive la discussion sur la répartition de valeur : alerte.
3. Analysez la régularité, pas l’enthousiasme
L’enthousiasme au démarrage, tout le monde en a. Ce que vous devez surveiller, c’est la constance. Un test simple : arrêtez de relancer. Laissez passer quelques jours.
S’il revient de lui-même, avec une update, un feedback ou une proposition, c’est bon signe. Sinon, posez-vous la question : est-ce que c’est vous qui portez tout ?
L’engagement, c’est aussi : la proactivité quand personne ne vous regarde.
Autres indicateurs très concrets :
- Est-ce qu’il relit les documents que vous partagez ?
- Est-ce qu’il revient avec des questions pertinentes ?
- Est-ce qu’il pousse pour avancer… ou attend vos relances ?
- Est-ce qu’il s’approprie le sujet, ou reste dans l’observation ?
Si vous avez l’impression de devoir tout driver comme un prestataire junior : c’est mal engagé.
4. Observez la gestion du premier désaccord
L’engagement se teste aussi… dans les frictions. Pas besoin de créer un conflit artificiel, mais ouvrez des sujets délicats :
- Que se passe-t-il si l’un veut sortir de l’accord ?
- Et si les objectifs ne sont pas atteints ?
- Comment gère-t-on les priorités divergentes ?
Observez la posture : est-ce que le partenaire fuit la discussion ? Se crispe ? Ou est-ce qu’il cherche des solutions, reste ouvert, adapte son point de vue ?
Un partenaire vraiment engagé accepte les feedbacks, propose des ajustements, et garde le cap.
S’il est sincèrement impliqué, il ne sera pas dans la défensive. Il sera dans la co-construction.
5. Regardez s’il parle de vous quand vous n’êtes pas là
Un partenaire engagé vous intègre à sa stratégie, y compris quand vous n’êtes pas dans la salle. Il vous cite, vous met dans les boucles, vous recommande, vous inclut dans des opportunités.
C’est subtil, mais révélateur :
- Il vous fait intervenir dans ses propres initiatives ;
- Il vous mentionne dans des discussions avec des tiers ;
- Il cherche des synergies actives, pas seulement théoriques.
En business, la crédibilité ne se proclame pas. Elle se démontre dans les actes.
Testez tôt. Observez finement. Et rappelez-vous : une mauvaise association coûte souvent bien plus cher qu’une opportunité manquée.
Et Frenchfounders dans tout ça ?
Dans le club privé de Frenchfounders, on croit aux partenariats solides parce qu’ils sont clairement testés, activés et challengés dans un écosystème de confiance.
Vous n’avancez pas seul : vous êtes connecté à une communauté d’entrepreneurs, dirigeants et investisseurs qui peuvent vous recommander les bons profils, valider une crédibilité, ou vous alerter avant qu’il ne soit trop tard.
Tester un partenaire, c’est une méthode. Trouver le bon, c’est aussi une affaire de réseau.
Et c’est précisément là que nous intervenons.
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